Un deuxième tome presque à la hauteur du premier. Parfait à tous les points de vue que ce soit pour les dessins encore une fois très soignées et élégants que pour le scénario, même s’il ne se passe pas grand-chose. Cette fois-ci, Cecil utilise deux types de dégradés : toujours des teintes de bleu acier, de blanc et de noir (comme pour le premier tome) pour la période consacrée à 1891 et du sépia pour les autres périodes antérieures à la naissance de Holmes (celles de la rencontre entre Siger Holmes et une des filles Sherrinford).

Ses dessins sont toujours aussi bien réalisés. C’est du vrai dessin, pas des p’tits Mickeys !

Le scénario est un peu plus lent mais j’ai éprouvé à sa lecture autant de plaisir que pour le premier album. La différence entre le Siger jeune et le Siger vieux, est stupéfiante, l’homme n’étant plus que l’ombre de lui-même.

Vraiment du beau travail de grande qualité qui vous plongera dans l’univers méconnu de notre détective préféré. Nous découvrirons la vérité sur le passé de Holmes et l’explication de ses relations plus que houleuse avec le professeur Moriarty. Bon, elle est un peu tarabiscotée, un peu « non canonique » (beaucoup ?), mais chacun sa vision des choses. Les auteurs fument ce qu’ils veulent, après tout.

L’intrigue ainsi dosée ne se dévoile qu’au compte-goutte et nous laisse quand même avide de lire la suite. En espérant que ça bouge un peu plus, tout de même et que l’on voit un peu plus Holmes qui est un grand absent.